23 janvier 2019

L'artiste Leila Zelli, lauréate de la résidence Empreintes 2019


Leila Zelli
Photo : Marie-Christiane Mathieu 

 

Montréal, le 23 janvier 2019 – Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal (CAM), est heureux d’annoncer la lauréate de la résidence Empreintes 2019 : l’artiste Leila Zelli. Chaque année, depuis 2013, le Musée invite un artiste de la relève en arts visuels, issu de la diversité culturelle montréalaise ou des Premières Nations, Inuit ou Métis, à réaliser un projet de recherche-création en posant un regard unique et original sur les collections du Musée.

De février à mars 2019, l’artiste montréalaise explorera la collection d’art persan du Musée et ses objets en provenance de l’Iran, pays où elle est née et a grandi. Elle s’intéresse plus spécifiquement aux motifs animaliers ornant certains de ces artéfacts, et souhaite révéler ceux-ci autrement par le collage numérique au fil d’une quête photographique.

Deux des membres du jury, Geneviève Goyer-Ouimette, conservatrice de l’art québécois et canadien contemporain (1945 à aujourd’hui), titulaire de la Chaire Gail et Stephen A. Jarislowsky, MBAM, et Laura Vigo, conservatrice de l’art asiatique, MBAM, expliquent que la candidature de Leila Zelli : « s’est démarquée par la qualité de sa démarche et son intérêt pour l’une des collections des cultures du monde. En effet, les équipes du Musée travaillent actuellement à un grand redéploiement de ces collections, et l’apport réflexif et créatif de l’artiste arrive à point, au moment où le MBAM souhaite donner une plus grande visibilité aux artistes de la diversité. »

La lauréate de l’édition 2019 se réjouit de sa résidence à venir au MBAM : « Le musée, un endroit où l’art et l’histoire sont conservés, joue un rôle crucial par rapport à notre vision de la culture du monde ; le travail des artistes contemporains y suscite un nouveau regard à travers les échanges et le partage. Mon défi, pendant la résidence, sera d’essayer de revoir l’art et les artistes du passé qui étaient en admiration devant la nature, dans le contexte actuel, où on est de plus en plus conscient du mal qu’on fait à l’environnement et à l’Autre. Je souhaiterais, avec humilité et responsabilité, participer à cette prise de conscience sociale. Je remercie le MBAM et le CAM de me donner cette belle opportunité. »

La résidence Empreintes
La résidence Empreintes s’adresse aux artistes professionnels ayant acquis une formation de base et possédant une compétence reconnue par leurs pairs. Durant huit semaines, l’artiste crée, interprète ou publie des œuvres, reçoit une rémunération et se voue principalement à la pratique de son art.

« Nous sommes vraiment très heureux de cette alliance avec le Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre de la résidence Empreintes. Cette résidence unique donne de la visibilité à des artistes talentueux et permet souvent une première diffusion, ce qui favorise l’intégration de réseaux structurés. Nous sommes ravis des résultats jusqu’à maintenant, et nous sommes fiers d’accueillir chaque année les œuvres des lauréats dans nos murs », affirme Nathalie Maillé, directrice du Conseil des arts de Montréal.

Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM, ajoute : « Depuis sa création par le Conseil des arts de Montréal et le MBAM, le projet-pilote de résidence Empreintes a servi de tremplin à plusieurs artistes émergents de notre diversité culturelle ou des Premières Nations, Inuit ou Métis : Jobena Petonoquot, lauréate 2017-2018 ; Ari Bayuaji, lauréat 2016-2017 ; Pansee Atta, lauréate 2015-2016 ; Naghmeh Sharifi, lauréate 2014-2015 ; et Karen Tam, lauréate  2013-2014. Karen Tam et Ari Bayuaji exposent d’ailleurs actuellement dans Connexions : notre diversité artistique dialogue avec nos collections, preuve que le soutien à ces jeunes talents, maintenant confirmés, est utile ! »

Grâce à la participation financière du MBAM et du CAM, l’artiste en résidence bénéficiera d’une bourse de 7 000 $. Chaque année, un résident est sélectionné par un jury composé d’un membre de chacun des organismes responsables. Il aura l’occasion d’exposer le fruit de ses recherches à la mezzanine de la Maison du Conseil des arts de Montréal.

Le jury de cette 6e édition de la résidence était composé de Marie-Michèle Cron, conseillère culturelle – arts numériques et arts visuels, CAM ; Iulia-Anamaria Salagor, chargée de projets – diversité culturelle dans les arts, CAM ; Mylène Guay, chargée de projets  –   arts autochtones, CAM ; Geneviève Goyer-Ouimette, conservatrice de l’art québécois et canadien contemporain (1945 à aujourd’hui), titulaire de la Chaire Gail et Stephen A. Jarislowsky, MBAM ; Valérie Habra, chargée des demandes de subventions, MBAM ; Laura Vigo, conservatrice de l’art asiatique, MBAM ; Ari Bayuaji, lauréat de l’édition 2016-2017 d’Empreintes ; et, à titre d’observatrice, Anna Ciociola, coordonnatrice de projets, administration des expositions, MBAM.

À propos de Leila Zelli
Leila Zelli s’intéresse particulièrement à l’état du monde, notamment sur notre rapport avec « l’Autre » de « ailleurs », spécifiquement du « Moyen-Orient ». Elle crée des installations numériques in situ à l’aide d’images médiatiques existantes et de vidéos trouvées sur Internet. En résultent des expériences visuelles et sonores qui suscitent un moment de réflexion sur l'état du monde, sur le rapport à l’Autre et sur la portée effective de nos gestes sur l’humanité.

Détentrice d’un baccalauréat, Leila Zelli termine sa dernière année de maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Elle a reçu la mention Coup de cœur du public lors de sa participation à la 36e édition du Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, commissariée par Sylvie Lacerte et placée sous le thème L’art et le politique. Elle présente actuellement Terrain de jeux, sa première exposition solo, à la Galerie de l’UQAM.

En 2019 : ouverture de la nouvelle aile des cultures du monde et du vivre-ensemble Stéphan Crétier et Stéphany Maillery
Outil exceptionnel pour la découverte et la compréhension de la diversité culturelle d’ici et d’ailleurs, d’hier à aujourd’hui, la nouvelle aile du MBAM exposera une riche sélection de sa collection de 42 600 œuvres d’art, dont plus de 10 000 d’artistes des cultures du monde et artéfacts archéologiques. L’aile, qui sera inaugurée à l’automne 2019, occupera une superficie de 900 m2 dans le plus grand et le plus visité des cinq pavillons du Musée, le pavillon Jean-Noël Desmarais. Porteuse de valeurs dynamiques, à l’image de Montréal, du Québec et du Canada, elle croisera des lectures historiques et ethnologiques, thématiques et chronologiques, stylistiques et matérielles de l’histoire de l’art et des civilisations, favorisant une lecture des œuvres à 360 degrés.

Source et renseignements :
Maude N. Béland
Chargée des relations médias | MBAM
T. 514-285-1600, poste 205
C. 514-886-8328
mbeland@mbamtl.org


Patricia Lachance
Chargée des relations médias | MBAM
T. 514-285-1600, poste 315
C. 514-235-2044
plachance@mbamtl.org


À propos du Musée des beaux-arts de Montréal
Avec 1,3 million de visiteurs par année, le MBAM est l’un des musées les plus fréquentés au Canada. Il se classe au 8e rang des musées les plus visités en Amérique du Nord. Ses expositions temporaires aux scénographies originales croisent les disciplines artistiques (beaux-arts, musique, cinéma, mode, design) et sont exportées aux quatre coins du monde, tandis que sa riche collection encyclopédique, répartie dans cinq pavillons, comprend l’art international, les cultures du monde, l’art contemporain, les arts décoratifs et le design, ainsi que l’art québécois et canadien. Le Musée a connu une croissance exceptionnelle au cours des dernières années avec l’inauguration de deux nouveaux pavillons : le pavillon Claire et Marc Bourgie, en 2011, et le pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein, en 2016. Le complexe du MBAM est par ailleurs doté d’une salle de concert de 460 places, la salle Bourgie, ainsi que d'un auditorium et d'une salle de cinéma. Le MBAM est en outre l’un des plus importants éditeurs canadiens de livres d’art en français et en anglais diffusés à l’international. Enfin, le Musée abrite l’Atelier international d’éducation et d’art-thérapie Michel de la Chenelière, le plus grand complexe éducatif dans un musée d’art en Amérique du Nord, qui permet la mise en œuvre de projets innovants en éducation, en mieux-être et en art-thérapie.

À propos du Conseil des arts de Montréal
Partenaire dynamique de la création artistique montréalaise, le Conseil des arts de Montréal repère, accompagne, soutient et reconnaît l’excellence et l’innovation dans la création, la production et la diffusion artistiques professionnelles. Il encourage l’expérimentation, la découverte et l’audace au cœur de la métropole tout en appuyant la relève et la diversité. Depuis 1956, le Conseil des arts de Montréal contribue au développement de « Montréal, métropole culturelle ».