Les incontournables de Claude Beausoleil
Claude Beausoleil

Poète de la cité

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close CRÉDIT PHOTO : Chantal Bowen

2012-08-06

Square (Carré) St-Louis

3466 Rue Saint-Denis Montréal, QC H2X 3L3
Le lien entre mes suggestions est Montréal est une ville de poèmes, vous savez. Cette phrase peut servir de leitmotiv. Il s’agit de proposer une promenade à la découverte de lieux publics montréalais empreints de poésie et d’histoire de la poésie.

 

Incarnation de tout le romantisme de Montréal en poésie. Le parc et ses allures d’un autre siècle. L’architecture. La fontaine. Surtout les monuments à Octave Crémazie (1827-1879) - premier poète romantique- et à Émile Nelligan (1879-1941). Sur la rue Laval à deux pas, Nelligan a écrit ses poèmes célèbres: «Soirs d’hiver», «La Romance du vin» et «Le Vaisseau d’or». Gaston Miron a longtemps habité le carré Saint-Louis, où tous les poètes québécois se donnaient rendez-vous autour des éditions de l’Hexagone dont il a été un des fondateurs. Aussi en face du parc, la Maison des écrivains, où habitait le cinéaste Claude Jutra. À l’angle de Laval et du Carré, longtemps a habité Ray Chamberlain, traducteur en anglais, d’origine américaine, de plusieurs auteurs québécois. Pauline Julien, Gérald Godin ont habité le Carré. Sur le mur de leur maison, on peut lire un poème de Michel Bujold, premier poème mural de Montréal. Tout près de là, sur Prince-Arthur sont installées les éditions Poètes de Brousse. Il y a aussi la Librairie du Square. Le Carré Saint-Louis est l’âme poétique de Montréal. En toutes saisons son charme opère. Il est une invitation au voyage dans la poésie....

Métro Mont-Royal

470, av. du Mont-Royal Est, H2J 1W4

Pour son romantisme urbain. Son ambiance colorée, vive, en phase avec le changement, la fête, l’engagement, le nouveau. Un poème de Gérald Godin rend hommage, sur un grand mur de briques, aux immigrants, aux travailleurs. Ça bouge tout autour: librairies, bars, cafés, bibliothèque, musiciens, restos... C’est sur l’esplanade face à la sortie du métro que se tient chaque année - fin mai début juin- le Festival et le Marché de la poésie de Montréal, l’événement le plus important pour la diffusion de la poésie au Québec. Chaque année, plus de 250 poètes y présentent leurs nouveaux livres. Vitrine essentielle pour prendre le poul des battements poétiques contemporains de la métropole. Lectures, spectacles, signatures. La poésie en direct, éclatée et éclatante. Les nouveautés, les revues de poésie, les débats ... des rencontres poétiques en tout genre. C’est le coeur actuel de Montréal qui bat ici vers toutes les découvertes. Tout ça à Montréal, une ville de poèmes, vous savez....

Parc Ahuntsic et Maison de la Culture

10555, rue La Jeunesse Montréal, QC H3L 2E5

Dans ce cadre champêtre, le FestiBLues international de Montréal, ajoute, pour le 15e aniversaire de l’événement, un volet «poésie/blues» dont je suis le directeur artistique. Cette année: Hommage en poésie à Billie Holiday. Suivront, l’an prochain, un Hommage à Louis Geoffroy, poète québécois qui a consacré une grand partie de son oeuvre poétique au Blues (Empire State Coca Blues, Le Saint rouge et la pécheresse...), puis viendra un Hommage à Jack Kerouac, en 2014. Lectures, rencontres, ateliers, discussions. Ambiance estivale et poésie en liberté. Du 9 au 12 août 2012. En profiter pour faire un petit détour par la très poétique île de la Visitation, un secret montréalais bien gardé, où il fait bon rêver. Là, s’arrêter, lire, contempler et bien savourer cette ambiance propice à la réflexion et à la poésie, Montréal est une ville de poèmes, vous savez.

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Roger Stéphane Blaise
Roger Stéphane Blaise ENVOYÉ LE 9 août 2012 à 08h29 Parmi les roses qui se collent aux latrines lâches pour mieux épurer leur conduite, parmi les lointains châteaux versatiles qui laissent tomber leurs projets percés du haut de leur assommoir, parmi les appuis ornementés qui gargouillent entre deux gorgés de vin et les vérités qui se cachent derrière une mauvaise haleine, serait-il permis de designer un paysage qui serait inondé d'éclaircissement venant des mots qui sont à l’image de nos poètes d’ici?